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Mon signe astrologique : d’accord / pas d’accord

Sagittaire

Le Sagittaire est enthousiaste, gai, optimiste, chaleureux et généreux. Il a besoin de laisser sa joyeuse personnalité s’épanouir. Serein, optimiste et parfois aventureux il est toujours en quête de son bonheur. Jovial, ingénu et plein de bonne volonté il a une très nette tendance à fuir les complications.

Quelques petits bémol : la gaieté est souvent une façade chez moi et l’optimisme quelque chose de très fluctuant. Je ne me sens pas toujours serein intérieurement, même si j’en donne souvent l’impression. Tout dépend les domaines. Professionnellement, je le suis souvent. Personnellement, c’est autre chose.

La signification du signe astrologique du Sagittaire

Jupiter, astre de succès et de réussite est votre maître. Votre personnalité particulièrement expansive ne connaît aucune limite ni aucune contrainte. Parfois, vous enjolivez la réalité afin de mieux impressionner car vous avez besoin de vous exprimer, de vous déplacer, de vous extérioriser dans le plus de domaines possibles.

Affectivement, vous envisagez mal une union sans l’officialisation de celle-ci. Fervent défenseur de l’épicurisme, vous plongez à pieds joints dans tous les plaisirs.

Je souscris à tout ! Plus que l’officialisation je me suis contenté jusque là d’une assurance morale, mais aujourd’hui elle prend du sens dans mon esprit, comme preuve et comme affirmation.

Dates & personnalité du Sagittaire : un optimiste né !

« Des difficultés peuvent survenir lorsque l’on empêche le Sagittaire de faire ce qu’il désire. »

Clairement !

Du 22 novembre au 21 décembre – En tant que signe de Feu, le Sagittaire est dirigé par son besoin d’action, il est d’ailleurs capable de prendre des mesures audacieuses pour atteindre ses objectifs.

De l’audace ! Toujours de l’audace !

Tout comme le Bélier et le Lion, le Sagittaire a besoin de découvrir le monde. Au lieu de se contenter de rester assis chez lui, il préfère expérimenter tout ce que lui propose le monde dans lequel il évolue, et si rien ne se présente à lui, il pourrait bien forcer les choses !

C’est ce que je m’efforce de faire depuis toujours, et j’espère découvrir encore bien des choses.

Le Sagittaire est influencé par Jupiter, la plus grande des planètes du zodiaque. Associée à la chance et à l’opulence, cette planète rend le Sagittaire souvent chanceux dans sa vie. Par sa taille importante, cette planète est également en lien avec l’expansion et la construction. Au quotidien le Sagittaire fait preuve d’un enthousiasme sans limite, possède un superbe sens de l’humour et est très curieux de la vie.

Plutôt que de chance, je dirais que je sais saisir les opportunités quand elles se présentent. Je crois que tout le monde a des opportunités qui s’offre à lui, mais il n’est pas toujours facile d’oser les saisir. C’est peut-être ça l’enthousiasme : voir ce qui peut être positif dans ces possibilités là et foncer.

Les faiblesses physiques du Sagittaire peuvent provenir des hanches et des cuisses, zones auxquelles il devra porter une attention particulière. Même si le Sagittaire aime les activités de plein-air comme la randonnée ou le camping, il faudra faire attention au cas où cette zone deviendrait douloureuse.

Tout va plutôt très bien de ce côté là jusque là, même si j’ai eu une petite alerte au niveau du bassin qui influait sur les hanches et une cuisses. Le point faible se situerait plutôt au niveau des genoux…

Des difficultés peuvent survenir lorsque l’on empêche le Sagittaire de faire ce qu’il désire. En effet, l’influence de Jupiter le rend avide de liberté, de voyages, de découvertes, de culture et de philosophie. Connu pour son honnêteté, le Sagittaire peut parfois faire preuve d’impatience et manquer de diplomatie dans ses actes et paroles; il lui sera donc important d’apprendre à s’exprimer de manière plus calme.

Là encore, tout ça me correspond plutôt bien. Je crois avoir appris à m’exprimer clairement et calmement (sûrement la conséquence de mes engagements associatifs et de mon cursus). On me sollicite souvent pour prendre la parole au nom du groupe, justement pour cette capacité à dire les choses fermement mais calmement et de façon argumentée. Par contre, il m’arrive encore de sortir de mes gonds dans certaines situations (injustice, absurdité, incompétence…)

Ascendant Balance

Charme, équilibre et sens de la justice caractérisent cet ascendant Balance. Vous avez besoin de vous sentir bien dans votre environnement, rien n’est pire à vos yeux que des situations conflictuelles. Vous êtes d’ailleurs capable de démissionner, ou tout du moins de claquer la porte, uniquement pour une question d’ambiance ! Votre ascendant Balance vous pousse à fuir les tensions. Vous avez besoin d’harmonie et de vous sentir apprécié par votre entourage pour exprimer pleinement votre potentiel.

J’essaie de privilégier les situations posées et harmonieuses, mais il m’arrive de laisser le conflit s’exprimer. Parfois, il est nécessaire, à condition d’être capable de le maîtriser et de revenir dessus.

Charmant et juste, vous devez rétablir l’équilibre quand il vient à manquer. En effet, vous êtes souvent pris dans des disputes. Heureusement, vous arrivez à vous épanouir dans votre carrière car vos relations orageuses ou quasi-inexistantes sont sources de difficultés. Pourtant, vous avez horreur d’être seul et une cour d’admirateurs vous entoure.

Horreur d’être seul, c’est certain. C’est sûrement ce qui me pèse le plus ces derniers mois. Je n’ai pas une cour d’admirateurs, mais qui n’aime pas être apprécié ? J’essaie de donner des raisons de l’être.

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Vingt choses qu’on devrait faire plus souvent

  1. profiter du moment présent
  2. regarder le ciel et les étoiles
  3. écouter de la musique
  4. dire « je t’aime »
  5. dire « merci »
  6. donner des nouvelles
  7. se lancer des défis personnels
  8. écrire des lettres
  9. arrêter de réfléchir
  10. cesser de se poser trop de questions
  11. méditer
  12. prier
  13. jouer
  14. faire plaisir
  15. donner du plaisir
  16. rire
  17. ne pas se soucier des autres
  18. improviser
  19. écouter son cœur
  20. faire des choix
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Message caché

Le monde arbore. Bientôt l’axe pouponnera, et je pourrai te réveiller. Je te sidérerai dans mes bravades fort et longtemps. Des latins couronneront certainement.

Mais surtout, ensuite, nos corridas se vaccineront. Mes mairies avorteront sur le tien, mes lianes et mon lapin te crayonneront de tous leurs attraits. Le planétarium évaluera au reniement, je n’en drogue pas et c’est comme un hochement nucléaire qui comparera.

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Incipit

« Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. Pour savoir à quel type appartient la vôtre, il convient donc de s’interroger sur les similitudes et les différences qu’elle présente par rapport aux autres. Par exemple, combien d’enfants compte-t-elle ? Réussissent-ils bien à l’école ? Et vous, les parents ? Vous entendez-vous toujours aussi bien ? Êtes-vous heureux dans votre emploi ? Vous disputez-vous une fois les enfants couchés ? Leur avez-vous lu une histoire avant d’aller au lit ? Allez-vous en vacances tous les ans au même endroit ? Échappez-vous au poulet du dimanche midi dans vos belles-familles ?

Cela n’a l’air de rien pris séparément, mais mis bout à bout tous ces éléments dressent un portrait-robot de votre foyer. Vous pouvez prendre ainsi la mesure de votre originalité, voire de votre singularité. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, c’est cette originalité qui conduit au malheur familial, car les codes ont la vie dure. Et s’il est un domaine où les codes sont toujours d’actualité c’est bien celui du bonheur familial.

Pour autant, faut-il souhaiter à tout prix une famille heureuse. Ne vaut-il pas mieux que chaque membre ressente son propre bonheur, indépendamment du groupe ? N’est-ce pas là la clé ? Combien de familles heureuses enferment ? Je crois qu’il ne faut pas courir après cette image policée, mais au contraire cultiver les aspérités, bousculer l’ordre établi, surprendre et pourquoi pas choquer. »

Anna écoutait avec beaucoup d’attention les propos peu conventionnels du conférencier. Elle se sentait bousculée dans ses certitudes, mais elle ne pouvait réfutait le fait que cela faisait quelque part écho en elle. Elle se leva, quitta la salle et sortit son téléphone de son sac :

– Paul, il faut que je te parle. Rejoins-moi au Régent. Je t’attends.

La première phrase du texte est aussi celle d’Anna Karénine de Tolstoï

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100 mots à propos de dehors

Allongé nu sur mon lit
Fenêtre grande ouverte
Mon regard se perd
Dans les méandres de la nuit.

Un souffle frais
S’engouffre dans la chambre
Caresse mes membres
Comme s’il les effleurait.

Fermer les yeux
Savourer l’instant
Sentir forcir le vent
et en être heureux.

Oublier enfin
L’endroit où l’on se trouve
La solitude que l’on éprouve
Vouloir partir loin.

Se sentir léger
Surplomber les toits
Laisser pour une fois
Son esprit s’envoler.

Fuir le confinement
Apprécier les étoiles
Parcourir le dédale
De ses propres tourments

Refuser le confort
Prendre des risques
Il le faut puisque
La vie est dehors.

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Une chose que quelqu’un m’a dite à propos de moi et que je n’ai jamais oubliée

Je me souviens. J’avais dix ans. J’étais en sixième. C’était un des ces dimanches après-midis où mes cousins venaient à la maison. Le rituel était presque immuable : les discussions, les parties de cartes entre adultes, le gâteau et le café…

Je ne sais plus comment la conversation avait commencée ni quel était exactement le sujet. Par contre, je me souviens parfaitement des mots et du ton employé par ma tante lorsqu’elle a dit :

« Mais pour toi, c’est pas pareil… c’est facile ! »

C’était la première fois qu’elle le disait, mais c’est comme si elle l’avait pensé depuis longtemps et que j’allais le ressentir encore et encore dans le regard d’autres personnes. Pour moi, c’est pas pareil… c’est facile.

Je me souviens comme ça m’a fait mal sur le coup. Je me souviens en avoir parlé avec ma mère juste après leur départ. J’ai ressenti ça comme une terrible injustice, comme si ça niait tout mérite, tout effort, tout travail, comme si ça niait d’autres difficultés que je ressentais parfois de façon floue, mais qui étaient bien là.

Pourquoi avait-elle dit ça ? Parce que j’avais sauté une classe, parce que j’étais en réussite scolaire. Voilà son seul critère. Sous ce prétexte là, tout devenait facile pour moi, normal. Pourtant, bien d’autres aspects n’ont pas été facile. Ce n’est pas simple de se retrouver au collège dans une classe où certains élèves ont près de trois ans de plus que toi! Car avoir une année d’avance quand on est né en fin d’année et que certains ont redoublé, ça creuse des écarts. Il faut encaisser les moqueries à l’adolescence ! Il faut assumer cette différence, il faut dépasser tout ça.

Et puis pourquoi cela devrait-il tout justifier ? Pourquoi tout serait-il « facile » pour autant ? Dessiner ? Facile. Apprendre à déchiffrer une partition et à jouer du clavier seul ? Facile.Être à l’aise dans l’apprentissage des langues ? Facile.

Parce que moi, ce que je voyais, c’est où je vivais, d’où je venais : un milieu très modeste. Peu de moyens. Pas de vacances. Jamais. Mais des valeurs transmises et la volonté farouche des mes parents – de ma mère surtout – que mon frère et moi puissions nous élever, avoir une meilleure situation qu’eux. D’où l’importance de l’école et d’apprendre. J’ai toujours entendu ma mère me dire qu’il fallait bien apprendre. J’ai toujours gardé ça en tête, encore aujourd’hui. Et c’est ce que je veux transmettre à mes enfants.

Ce n’est pas tant la réussite scolaire qui importe, que le fait d’apprendre. Je crois avoir compris ça assez tôt. Bien sûr, les résultats scolaires comptaient pour moi, parce qu’ils comptaient pour ma mère. Je ne voulais pas la décevoir. Mais j’ai très vite ressenti le plaisir d’apprendre de nouvelles choses et petit à petit j’ai compris qu’on pouvait faire des choix et que finalement, ça, ce n’était pas facile !

Le déclic, finalement, ça a été mon professeur de physique en seconde qui me l’a donné quand, au moment de l’orientation, j’hésitais entre les attentes sociales d’un côté et mes propres goûts. D’un côté, la filière scientifique d’excellence et de l’autre mon goût pour les lettres et les langues… J’étais sur le points de faire une côte mal taillée et il m’a ouvert les yeux. Devant mes parents, il m’a dit : « Écoute, là tu dois faire TON choix. Pas pour faire plaisir à tes parents, pas pour faire plaisir au prof de maths, mais pour toi. Et toi, ton truc, c’est les lettres, c’est les langues. Tu t’en fous de ce que les autres vont dire ou penser. Tu fais les choix pour toi. ». C’est grâce à lui que j’ai assumé d’aller en série A2 (en gros là où on orientait ceux qui n’avaient pas le niveau pour aller en S ou en A1). C’est grâce à lui que j’ai pu découvrir ce qu’était vraiment la philosophie, développer mon goût pour les langues. Et faire ce premier choix n’était pas facile !

Postuler pour entrer en classes préparatoires ensuite, y entrer, me retrouver dans ce milieu petit-bourgeois par excellence n’a pas été facile non plus. Je crois qu’inconsciemment j’ai cherché la difficulté. En tout cas, refuser la facilité, me frotter à mes limites.

Finalement, ces mots-là, « Mais pour toi, c’est pas pareil… c’est facile ! », auront peut-être été le déclencheur de ma façon d’appréhender pas mal de choses. Mais ils masquent indubitablement tout ce qui n’est pas facile, tous les doutes qui m’assaillent en permanence, tous les choix qui me sont toujours aussi difficiles à faire.

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10 titres au hasard

24 juin – 10 titres au hasard

Dreams (Arizona Dream B.O) – Goran Bregovic

Une écriture classique, des influences traditionnelles, Goran Bregovic aime mettre les voix en avant. Ce n’est pas le registre dans lequel je le préfère, mais il est indissociable du cinéma d’Emir Kusturicza. En concert, les deux sont impressionnants.

Comme la lune – Joe Dassin

Je ne suis jamais objectif quand il s’agit de Joe Dassin. Il y a chez lui une autodérision qui me fascine. Et dans un titre comme celui-là, on sent bien qu’il était à l’affût des rythmiques rythm’n blues de l’époque. Cette légèreté assumée lui va aussi bien que le sens du tragique dans un titre comme Marie-Jeanne.

Comme un ours – Alexis HK

Sûrement pas la chanson que je citerais le concernant, mais la filiation avec Joe Dassin est évidente. La voix, la retenue et une forme de cynisme dans l’attitude sont de vraies qualité sur scène. Bien sûr, ce n’est pas un showman, mais l’écriture est ciselée. J’apprécie de temps en temps, mais je suis nostalgique de ce qu’il faisait il y a quelques années.

Superfreak – Rick James

Le genre de titre que tu connais parfaitement sans savoir comment. Très efficace sur le dancefloor, mais à y prêter l’oreille, le riff de basse est quand même bien méchant. C’est là qu’on prend conscience qu’à l’époque du disco, il y avait des bêtes de studio !

Mueva los Huesos – Big Phat Band

J’avoue, c’était inconnu au bataillon. Et pourtant, ça cuivre, ça sonne à la fois bien latino et Big Band. C’est plutôt irrésistible. Shake your bones !!!

Maman est folle – William Sheller

C’est probablement avec lui que j’ai découvert la force de la revisite en piano solo. Il suffit d’écouter cette main gauche… La main droite est implacable, mais ce groove. Et puis Sheller est un mélodiste hors pair. On sent toute la maîtrise technique et en même temps l’écriture est simple.

Ciao Ciao Manu – Txaranga Katxi

Du cuivre mais version fanfare. Alors non, ce n’est pas très fin. C’est plutôt sur l’énergie que ça joue, mais comment résister à Manu Chao et à la Mano Negra. Trop de souvenirs là dessus. On a juste envie de pogoter !

War – Hypnotic Brass Ensemble

Evidemment, là, on n’est plus vraiment dans de la fanfare même si les ingrédients sont là. Il y a du groove, des harmonies précises. Ce titre faisait partie de nos morceaux de bravoure avec la fanfare et j’ai en tête quelques versions gravées à jamais comme celle bien énervée dans les rues de Belgrade un soir de juillet.

Baatar Tsgtyn Nagats – Henri Tournier, Enkhjargal Dandarvaanchig

C’est le son des steppes mongoles ; ces basses dans la voix et les cordes qui invitent aux voyages. Tous les projets de ce musicien mongol sont du même acabit et je me souviens de son sourire et de sa générosité quand Armel est allé le voir pour avoir une dédicace du haut de ses cinq ans !

Let’s go to work – Electro Deluxe (Big Band)

De l’énergie, de la classe. En version Big Band, leur musique prend toute sa dimension. Incroyables sur scène, je me souviens m’être pris une bonne claque sur le port de Commerce à Brest alors que je ne les connaissais pas.

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À propos d’une chose que je ressens très fort

Je ne sais pas vraiment comment nommer cette chose, mais elle est là avec moi depuis longtemps déjà. Il y a eu des périodes plus sereines et puis elle est revenue plus forte encore, plus affirmée et a bouleversé ma vie depuis quelques années, petit à petit d’abord puis plus violemment. Maintenant, je dois faire avec, sans savoir comment la surmonter.

Je pourrais parler de questionnement permanent, de doutes, de peurs, d’angoisse même tant cela me tiraille parfois. Questionnement sur moi-même, sur la personne que je suis et sur les actes que j’ai posés. Doutes sur ma place, sur mes capacités, sur ce que les autres ressentent à mon égard. Peur de vivre le présent, de me projeter dans l’avenir, de m’affirmer totalement. Angoisse face à la solitude, au temps qui passe, à la sensation de ne plus pouvoir avancer.

J’ai toujours eu cette sensation de ne pas trouver vraiment ma place, de ne jamais arriver à être vraiment moi-même. Syndrome de l’imposteur parfois, et en même temps certitude de toujours pouvoir faire mieux, autrement, ailleurs. Je n’étais certainement pas destiné à vivre tout ce que j’ai vécu jusque là. J’ai eu beaucoup de chance, j’ai su la saisir aussi et j’ai connu des expériences vraiment enrichissantes. Pourtant je reste insatisfait. Je veux plus, je veux mieux, je veux différent.

Au bout du compte, cet inconfort, cette insatisfaction me pousse et me fait souffrir à la fois. C’est peut-être la première fois que je pose des mots aussi clair dessus. Quand j’ai été au plus bas il y a cinq mois de cela, j’avais la sensation de toucher du doigt une forme d’apaisement, d’avoir trouvé une façon d’échapper à cette angoisse et que cette solution s’était évanouie. J’ai voulu y croire encore, mais il me faut me résoudre à ne pas compter sur elle. Je n’ai pas réussi à ce moment là à exprimer ce qui m’assaille de façon récurrente.

Les réponses sont, je le crois de plus en plus, en moi. La musique, les mots, la peinture sont là pour ça. Il me faut parvenir à vivre au présent, à ouvrir les yeux sur ce qui m’entoure ici et maintenant pour faire les bons choix. De nouveau, il faut que je sois capable d’audace et que je me jette à l’eau. Je dois m’autoriser à être celui que je suis vraiment, et tant pis si ma sensibilité éclabousse les gens autour. Je n’ai qu’une vie et elle est déjà bien entamée. Autant essayer d’y mettre de la beauté, de l’aventure et un soupçon de folie !

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30 faits me concernant

  1. Je suis né dans la maison familiale. Pas eu le temps de partir à la maternité.
  2. Je suis né le 5 décembre. Je suis Sagittaire ascendant Balance. C’est grave ?
  3. C’est mon frère qui a choisi mon prénom.
  4. J’ai les pieds plats.
  5. Je suis gaucher pour écrire et pour les sports de raquettes. Je coupe de la main droite et droitier pour les pieds.
  6. Mes premiers souvenirs remontent à mon hospitalisation quand j’avais deux ans et demi (la télé en noir et blanc, l’aide-soignante désagréable et le camion-poubelle dans la rue).
  7. C’est mon grand-père qui m’a appris mes premiers mots en espagnol. Il les tenait de son père qui était venu d’Espagne à pied au début du siècle : « ¡ Cállate ! » (Tais-toi !)
  8. J’ai sauté une classe : le CM1.
  9. J’allais à l’école en marchant dans les allées de vigne ou sur le porte-bagages de la mobylette de ma mère (sans casque).
  10. J’ai découvert le blues et Stevie Ray Vaughan grâce à Boris, les Bérus, la Mano Negra et Ludwig von 88 grâce à Ysabel, tout ça au collège.
  11. J’ai passé un bac littéraire sur les conseils de mon prof de Physique : 2 garçons pour 18 filles en classe de Première !
  12. J’avais 16 ans et demi quand je suis parti étudier en Classes Préparatoires (Hypokhâgne et Khâgne) à Bordeaux.
  13. J’ai monté une fois dans ma vie à cheval. C’était en Camargue. Il s’appelait Tempête et j’ai compris pourquoi quand il s’est mis au galop.
  14. J’ai rédigé un mémoire de maîtrise en Géographie sur l’espace des Gens du Voyage.
  15. J’ai fait une intervention à l’école d’Architecture de Bordeaux sur la méthode d’enquête C.A.P (Connaissance, Attitudes, Pratiques)
  16. J’ai arrêté mes études sur un coup de tête, en cinq secondes.
  17. J’ai été objecteur de conscience et j’ai travaillé dans un chantier d’insertion.
  18. J’ai coupé un poteau téléphonique en deux lors d’un accident de voiture.
  19. J’ai appris à jouer du clavier, de l’accordéon diatonique et du ukulélé en autodidacte.
  20. J’ai fait partie d’une association qui organisait des concerts de rock dans un château médiéval.
  21. J’ai enregistré un album qui a eu 𝆑𝆑𝆑 dans Télérama et Bravo ! dans Trad Magazine.
  22. J’ai fait un concert devant un public de plus de 2 000 personnes.
  23. J’ai dû redescendre une montagne (3h30 de marche) avec deux sacs à dos pleins après que ma compagne a fait une chute et a été hélitreuillée pour rejoindre l’hôpital le plus proche
  24. J’ai fait un tour d’Europe en train avec une fanfare et on est passé par Istanbul pendant les événements de la place Taksim en 2003.
  25. Je sais dire « Je te vois, je ne suis pas aveugle moi non plus » en polonais et « à ta santé » en hongrois.
  26. J’ai grimpé sur le Vodno au dessus de Skopje un dimanche au petit matin après une très courte nuit agitée.
  27. J’ai vécu 14 ans en Bretagne.
  28. J’ai un seul frère, mais sept neveux et nièces !
  29. Mes parents sont tous les deux décédés.
  30. En dehors de la musique, l’écriture, le dessin et la peinture sont mes exutoires.
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Trois leçons que j’aimerais que mes enfants apprennent de moi

Lettre à Guilhem et Armel

Le rôle d’un père, c’est souvent de fixer un cadre et ce n’est pas toujours évident. On se retrouve vite à mettre des limites et vous avez peut-être parfois l’impression que cela vous empêche de faire ce que vous voulez. Pourtant, il y a au moins trois choses que je voudrais vous transmettre, en vous les disant, mais surtout par mes actes. Je sais que ces derniers ont pu vous dérouter ces dernières années, mais pourtant, ils sont quelque part liés à ce que je vais vous dire maintenant.

Rien n’est impossible

La première des choses, c’est celle-là : ne vous interdisez rien. Chaque fois que quelqu’un vous dira que ce n’est pas possible, que ce n’est pas pour vous, demandez-vous comment vous allez lui prouver qu’il a tort. Chaque fois que vous penserez que vous n’y arriverez pas, interrogez-vous sur la façon de surmonter les obstacles.

Je vais vous donner quelques exemples. :
J’étais fils d’ouvriers agricoles. Mes parents n’avaient pas beaucoup de moyens. Ils avaient arrêté l’école à douze ou quatorze ans. Mon frère avait choisi une filière professionnelle à quinze ans. Et pourtant, j’ai eu un bac avec mention et j’ai intégré des classes préparatoires aux grandes écoles, et j’ai eu une maîtrise. Parce que je l’ai voulu.
Je n’ai pas pris de cours de musique. Et pourtant, j’ai monté un groupe avec Jean et Didier. On a enregistré un album, eu des éloges dans Télérama et joué sur de très belles scènes.
Partir faire un tour d’Europe en train avec un groupe de dix personnes pour jouer dans les rues semblait impossible, et pourtant, on a réussi à le faire avec le Train Fatal et cela a été un expérience extrêmement enrichissante même si cela a laissé des traces.

Le point commun à tout ça, vous le connaissez. On en a déjà parlé de vive voix. « De l’audace, toujours de l’audace ! » C’est la leçon de Pierre. Retenez-là et appliquez-la à vous même tout au long de votre vie. Osez. Ne renoncez jamais et rendez vos rêves possibles !

On apprend toute sa vie

La deuxième chose, c’est que quand on ose, on vit des choses plus intenses, on rencontre des gens intéressants et on a toujours beaucoup de choses à apprendre.

Je pourrais parler encore une fois de la musique, des instruments dont j’ai appris à jouer tout seul et de ceux que j’espère découvrir bientôt. Je vais prendre d’autres exemples :
Vous savez comme je me suis formé aux logiciels de graphisme ou de vidéos. Il y a toujours des moyens d’acquérir des connaissances et des savoir-faire. Pour cela, ça a été en ligne et puis mes contacts avec l’équipe des formateurs Adobe. Vous avez vu les opportunités que cela m’a procurées. Là encore, parce que j’ai voulu apprendre et que j’ai osé, j’ai pu vivre de belles expériences enrichissantes, aller à Londres et nouer des relations avec des tas de personnes auprès de qui je continue d’apprendre.

Mais apprendre, ce n’est pas seulement ça. C’est aussi apprendre sur soi-même. Et c’est en vivant, en expérimentant, en se trompant, en faisant des choix qu’on apprend. J’ai fait des choix difficiles ces dernières années. Vous avez dû vous y adapter et y faire face.
Venir au Maroc en était un, et pas des moindres. C’était aussi l’occasion de vous confronter à autre chose pour que justement vous en tiriez des leçons. Vous n’êtes plus les mêmes parce que vous avez vécu ça.
Me séparer de votre maman était un autre choix capital. Et même si aujourd’hui, rien ne s’est passé comme je l’espérais après cela, j’essaie d’en tirer des leçons. J’ai sans doute commis des erreurs, fait des choix qui en apparence n’ont mené à rien. Je sais que vous en avez souffert, mais dans ce genre de situation, il ne faut pas regretter. Il faut assumer et tirer des enseignements de tout ça.

Là encore, je vous ai déjà dit cette phrase de Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. ». Alors, essayez de gagner le plus souvent possible, mais surtout apprenez toute votre vie, pour pouvoir gagner ensuite.

Créer c’est être vivant

La dernière chose, qui me paraît essentielle, c’est d’utiliser votre vie pour faire des choses, pour créer, pour exprimer des choses. Tout le monde a des choses à dire, mais je sais que vous avez en vous beaucoup de talents et de capacités. Croyez en eux. Faites vous confiance et mettez toute votre énergie pour être en projet.

Les moyens sont nombreux : le dessin, la musique, le théâtre, la peinture, l’écriture, la vidéo, la programmation… Peu importe les supports. Le plus important, c’est que vous arriviez à vous exprimer, à faire sortir toute la créativité qui est en vous et que vous soyez fiers de vos réalisations.
Que vous en fassiez ou non votre métier, ne perdez pas ça de vue. Vous verrez, ça fait du bien à l’âme dans les moments difficiles et c’est source de joie quand la réussite est au bout.

Vous savez que je crois en vous et que je vous fais confiance, alors soyez audacieux, apprenez, créez et devenez les meilleures personnes possibles. Mon exemple est loin d’être parfait, mais je suis sûr que vous saurez en tirer le meilleur et corriger ce qui doit l’être pour faire mieux que moi.